Moringa : Un potentiel pour l’Afrique…

Autrefois inconnue ou banalisée, le Moringa se révèle aujourd’hui comme une bénédiction pour les populations d’Afrique.

Arbre Moringa

Il faut remonter en Inde pour trouver les origines de cet arbre que l’on surnomme ″l’arbre de vie″. En effet, les tradipraticiens indiens utilisaient autrefois ses fruits comme légumes ou ses feuilles en médecine traditionnelle.

Parvenue dans les milieux tropicaux et subtropicaux, le Moringa Oleifera -l’espèce la plus courante des treize existantes- a pendant longtemps uniquement servi à décorer les haies des habitations. Sa culture ne nécessitant pas beaucoup de soins, il pousse facilement et même en période de sécheresse d’où parfois son appellation « l’arbre qui ne meurt jamais ».

De l’Inde à l’Afrique jusqu’aux Caraïbes, le Moringa porte partout un nom local très différent. C’est petit à petit par les Haoussas du Niger et du Nigéria que la consommation et la commercialisation des feuilles de Moringa vont se répandre.

« Bien que peu de gens en aient entendu parler aujourd’hui, le Moringa pourrait bientôt devenir l’une des plantes les plus précieuses du monde, au moins en termes humanitaires. »

-Noel Vietmeyer, Académie Nationale des Sciences, Washington D.C

Dans les années 80-90, des ONG et chercheurs internationaux découvrent les potentiels nutritionnels des feuilles mais aussi des graines comme sources d’huile et de floculant pour assainir les eaux non potables. Ainsi, selon Trees for Life, mouvement de sensibilisation sur le Moringa, plus de 750 études menées par la communauté scientifique internationale ont révélé que chaque partie du Moringa possède des vertus pour l’homme.

Ces études ont généralement montré que les feuilles, les fruits, les fleurs, les graines, la racine et l’écorce du Moringa possèdent soit des vertus nutritionnelles, thérapeutiques, ou dermo cosmétiques.

Moringa les vertuesSuite à la tenue de colloques internationaux en Tanzanie en 2001 et au Ghana en 2006, l’association Moringanews, précurseur du Moringa depuis 1989 informe de plus en plus les populations sur les richesses de la plante et accompagne les projets d’utilisation du Moringa.

Cet engouement s’explique car les études ont révélé que les feuilles contiennent à elles seules des vitamines A, B et C et des minéraux protéinés comme le calcium et le fer, le tout dépassant de loin les propriétés alimentaires des autres plantes.

Aujourd’hui, dans les pays d’Afrique où pousse le Moringa, les ONG nationales et internationales ont formé les femmes et les mères à cuisiner avec la poudre de Moringa afin de stopper la malnutrition. Les résultants sanitaires sont probants car quelques grammes consommés par jour permettent de corriger les carences nutritives.

La production et la commercialisation de la poudre de Moringa étant largement pratiquées par les ONG, les fermiers et les particuliers, l’association moringanews a partagé un guide de la transformation des feuilles en poudre.

Ce manuel permet d’assurer la qualité sanitaire et environnementale de la poudre afin d’éviter les maladies digestives. Par exemple, les feuilles séchées ou la poudre conditionnée ne doivent pas être exposées au soleil au risque de la disparition des valeurs nutritives.

Aux vertus nutritionnelles des feuilles viennent s’ajouter les vertus scientifiquement reconnues des graines.

La protéine contenue dans les graines a montré son efficacité dans le traitement des eaux, en remplacement du Sulfate d’Alumine ou d’autres floculants chimiques.

Aussi, l’huile extraite des graines est à la fois une huile alimentaire de qualité comparable à l’huile d’olive et une matière première utilisée dans l’industrie cosmétique.

Cette plante magique représente en Afrique une immense opportunité d’exploitation agricole mais aussi de levier économique pour les populations locales.

Aujourd’hui, un appel est lancé par les associations comme Trees for Life afin que des recherches plus poussées soient réalisées. Elles rendraient possible l’utilisation du Moringa dans l’alimentation animale comme hormone de croissance végétale, comme engrais vert et en phytopharmacie.

Un exemple d’expérimentation médicale de la poudre de Moringa au Bénin (par l’Agence Belge de Développement) :

 « Les feuilles de cette plante sont utilisées, sous forme de poudre, comme complément alimentaire pour les personnes atteintes du VIH/SIDA. En 2007, un essai thérapeutique d’une durée de six mois, a été réalisé à Comé par l’ONG Médecins du Monde. Cette étude a comparé l’évolution de 40 patients. La moitié a été traitée sous traitement antirétroviral et l’autre moitié sous le même traitement avec un apport additionnel de Moringa. Les résultats de cette étude ont clairement montré que le poids des patients ayant pris le moringa, ainsi que les taux de CD4 (globules blancs particuliers appelés lymphocytes T CD4 (voir cadre), qui jouent un rôle important dans les défenses immunitaires et combattent le VIH et les autres infections) ont augmenté de façon considérable.  » Au bout de six mois de traitement, les personnes -prenant le Moringa- sont passées de 200 de CD4 à plus de 500. »

Alors… Plantons Moringa, exploitons l’arbre de la vie !!!

A Lire : Un article sur le site de notre partenaire Agro Bénin : www.agrobenin.com/mille-et-une-raisons-dutiliser-le-moringa-oleifera-ou-larbre-de-vie-arzan-tiga/

SOURCES :


Source : tinaassos.com/ Par Le groupe Transformation de T.I.N.A. / 22/05/2015


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